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FA : Le Collectif Outre-mer de Protection Animale a lancé une campagne d’information et de sensibilisation sur la stérilisation des animaux en outre-mer, pourquoi ?

S.F. : Ce n’est pas une situation spécifique aux DOM-TOM mais, derrière la carte postale et les images de paradis, on se rend compte que la condition animale dans ces territoires est particulièrement mise à mal. Nous avons lancé une campagne en soutien aux associations locales qui, malgré tout leur travail de terrain, n’arrivent pas à endiguer le très grand nombre d’euthanasies. Il y a bien quelques initiatives de stérilisation mais elles sont largement insuffisantes. Force est de constater que la loi n’est pas respectée. De très nombreux animaux sont en divagation.

FA : Qu’espérez-vous de cette campagne ?

S.F. : Le premier objectif de COPA est d’impulser une gestion humaine et effective de la population canine et féline. Il y a un travail de sensibilisation à faire. Les coûts du vétérinaire sont élevés. Une partie de la population, et en particulier en outre-mer, ne peut pas y avoir accès. Notre volonté, c’est de mettre un coup de projecteur et, qu’au lieu de tuer systématiquement, les pouvoirs publics financent la stérilisation. Qu’ils créent des dispensaires. En Guadeloupe, par exemple, il n’existe que des fourrières privées. La Réunion a déjà trois refuges et 5 fourrières. Une 6ème est en construction. C’est vers là qu’il faut aller.

FA : Pourquoi lancer une campagne bi-lingue français / anglais ?

S.F. : La campagne « respect des lois et stérilisation pour les animaux des DOM TOM » sera en effet relayée dans quatre pays anglophones car de nombreux touristes dans les DOM-TOM viennent du Canada anglophone, d’Australie, de Nouvelle-Zélane ou encore des États-Unis. C’est donc un public à toucher. Dans cette optique, nous avons publié une vidéo sur notre site internet « DOM TOM, zones de non-droit pour les animaux? ».

Elle est associée à une une pétition qui a recueilli plus de 90 000 signatures. Ces deux supports ont été également réalisés en anglais. J’ai écrit au préfet de Martinique en lançant cette pétition et on m’a alors répondu que la solution la plus humaine pour endiguer l’errance était d’euthanasier. Nous disons justement que non !

√ Plus d’informations, vidéo et pétition à retrouver sur le site de Copa (www.association-copa.fr)