PARTAGER
https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/sites/regions_outremer/files/styles/rss_big/public/assets/images/2020/01/14/img_9742-1258503.jpg?itok=zs9zPuIu

Le calme est revenu à Fort-de-France dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 janvier 2020. Des affrontements entre policiers et manifestants, en marge du procès de sept militants anti chlordécone, se sont poursuivis dans la soirée. L’accès limité à l’audience a fait monter la tension.

La ville de Fort-de-France a retrouvé son calme peu après 23 heures, lundi 13 janvier 2020. L’entrée du tribunal était étroitement gardée par la police et filtrée. L’accès limité à l’audience de sept militants a rapidement fait monter la tension. Un premier tir de gaz lacrymogène pour disperser la foule a mis le feu aux poudres.

Plusieurs dizaines de manifestants ont jeté des bouteilles, des cocktails Molotov et des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des jets de gaz lacrymogène.
Les échauffourées qui ont éclaté à Fort-de-France, vers 14 heures, se sont poursuivies dans la soirée.

[embedded content]

Franck Robine, préfet de la Martinique, déplore et condamne “avec la plus grande fermeté ces actes intolérables et les agissements des manifestants qui se livrent à ces violences“.

Au cours de la soirée, un début d’incendie a débuté dans une station-service non loin du tribunal. Le pire a été évité. Les pompiers ont éteint le feu. Face à la flambée de violence dans la ville de Fort-de-France, le maire Didier Laguerre condamne les détériorations volontaires et lance un appel au calme.

Les opérations de nettoyage aux abords de la mairie de Fort-de-France et du tribunal ont débuté tô ce mardi matin (14 janvier 2020).

Fort-de-France

Le procès de sept militants accusés de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique lors d’une manifestation qui a mal tourné en novembre dernier a été renvoyé au 3 juin 2020.

Le tribunal a également procédé à la levée de trois contrôles judiciaires. Les avocats des prévenus ont appelé à une concertation pour la préparation de cette audience, craignant de nouvelles tensions. 

Les sept militants avaient été interpellés le 28 novembre dernier, cinq jours après une manifestation qui avait mal tourné devant un centre commercial du Robert appartenant au groupe de Bernard Hayot.