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À Nantes, un homme de 34 ans a été condamné à payer 930 euros d’amende par le tribunal de police. La raison ? Il avait été contrôlé au niveau de Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) au volant de son véhicule à une vitesse de 195 km/h, au lieu de 100 km/h sur la voie express reliant Nantes à Rennes en janvier 2017, rapporte Le Parisien. Pourquoi une vitesse si élevée ? L’explication livrée par l’homme, originaire de Fort-de-France, en Martinique, n’a pas manqué de surprendre l’assistance lors de son procès : il souhaitait rentrer chez lui le plus vite possible afin de ne pas faire sonner son bracelet électronique, posé dans le cadre d’un contrôle judiciaire pour une autre affaire.

Le trentenaire redoutait de ne pas être présent à son domicile aux heures que la justice française lui impose dans le cadre de ce contrôle judiciaire. Comme le précise Le Parisien, dans de telles situations, si l’individu n’est pas présent chez lui, le bracelet électronique se met à sonner et celui ou celle qui le porte est alors considéré par la justice comme étant en fuite. « J’ai pris la mauvaise décision », a regretté le prévenu lors de son procès. Un euphémisme, selon le président du tribunal qui n’a pas pu s’empêcher de lui rétorquer qu’il avait en réalité « pris beaucoup de mauvaises décisions ».

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En effet, lors de son interpellation, l’homme était en état d’ivresse et présentait quelque 0,6 g d’alcool par litre de sang. Il détenait, par ailleurs, un permis de conduire probatoire, délivré après avoir perdu le précédent, précise le quotidien. Qui plus est, l’assurance du véhicule qu’il conduisait n’était pas valable, et il n’avait pu présenter de carte grise aux gendarmes lors du contrôle. Enfin, le prévenu avait déjà été condamné au total six fois pour plusieurs délits routiers en Martinique.

Source: Google news