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21 h 26 :  Ils n’avaient jamais connu pareille situation. L’huissier et le serrurier présents vendredi sur les lieux aux côtés des gendarmes se souviendront longtemps de leur intervention à Saint-Usuge. “On a eu de la chance”, raconte l’huissier de justice de la région chalonnaise. “Il nous a tirés dessus”, explique le serrurier buxynois.

16 h 53 : Le procureur de la République, Damien Savarzeix, a confirmé au JSL que l’homme qui a ouvert le feu ce vendredi matin a bien été retrouvé mort chez lui, une arme près de lui. Si la thèse du suicide est privilégiée, les investigations qui débutent permettront de le confirmer ou non. Le procureur chalonnais confirme qu’il n’y a pas eu de blessés. Que cet homme de 59 ans avait fait l’objet d’une condamnation pour une procédure criminelle en Suisse. Que ce matin, lorsqu’un huissier de justice accompagné de gendarmes est arrivé chez lui à Saint-Usuge, il s’est aperçu que l’homme faisant l’objet d’une expulsion locative était armé. L’huissier et les gendarmes sont repartis immédiatement et l’homme aurait tiré à plusieurs reprises.

16 h 10 : Selon les informations recueillies sur place, aucun contact n’aurait été engagé entre les forces de l’ordre et l’homme retranché chez lui. L’homme retranché chez lui est en réalité de nationalité espagnole et non Suisse. Il a résidé en Suisse où il aurait déjà tiré sur un gendarme. Il est âgé de 59 ans. Armé de gros calibre, l’homme a tiré en direction des gendarmes ce vendredi matin et la balle a traversé une voiture de gendarmerie située à une centaine de mètres de la position du tireur.

Le forcené aurait été retrouvé mort à son domicile, les autorités n’ont pas encore confirmé cette information.

Le GIGN de Dijon est intervenu à Saint-Usuge (Saône-et-Loire) après qu’un homme a fait feu ce vendredi matin sur des gendarmes et un huissier de justice aux environs de 9 heures.

L’homme faisait l’objet d’une procédure d’expulsion locative et ce matin, un huissier de justice accompagné de gendarmes s’est présenté à son domicile. Ils ont été accueillis par des coups de feu. Selon les informations du Journal de Saône-et-Loire, 10 à 15 coups de feu ont été tirés au pistolet mitrailleur, heureusement sans faire de blessés.

La maison a aussitôt été cernée par les forces de l’ordre et le GIGN est arrivé sur place. Les négociateurs du GIGN sont présents sur les lieux. L’alimentation électrique de la maison a été coupée par les services d’Enedis peu avant 14 heures.

Sur place la gendarmerie a mis en place un important déploiement de forces indiquent nos confrères du JSL. Les pompiers ont également été dépêchés sur place en ce début d’après-midi.

La sous-préfète de Louhans est arrivée sur les lieux.

Cet incident n’a aucun lien  avec un quelconque acte de terrorisme.

“J’ai entendu les coups de feu, je croyais que c’était un fusil à taupe qui était resté coincé”

Vers 12 h 30 ce vendredi, une habitante du quartier, est contrainte d’attendre chez une voisine. Elle n’a pas pu retourner dans sa maison située à 200 mètres de celle de l’homme retranché chez lui. “Je n’ai pas le droit de retourner chez moi, on nous a dit de rester cloîtrés, ce qui est normal”. Elle raconte : “Il était aux environs de 9 h, 9 h 30, j’ai entendu des coups de feu, mais  on aurait dit comme un fusil à taupes qui est resté coincé et qui tirait en rafale. J’ai regardé à l’extérieur, tous les oiseaux volaient dans tous les sens et j’ai vu un gendarme courir. J’ai appris ensuite sur le site du Journal de Saône-et-Loire qu’un huissier était aussi présent, mais moi je ne l’ai pas vu. Le gendarme devait l’accompagner”. La jeune femme n’a pas eu peur, ni n’a paniqué. Elle croit savoir que la maison “visée” est celle de l’un de ses voisins: “Un Suisse qui réside là depuis plusieurs années, sympa, posé, on n’a jamais eu de problème avec lui. Les enfants allaient jouer avec ses chats, il n’y a jamais eu aucun problème avec ce Monsieur”.

Emmanuelle Bouland