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Dimanche 21 Janvier 2018. CCN. Nous prenons acte de l’initiative prise par le Conseil Régional et des engagements des responsables des Communautés d’agglomération à la réunion tenue au Conseil Régional le jeudi 18 janvier 2018.

Engagement n’implique pas que l’eau coule au robinet. Il s’agit d’engagement de travaux d’urgence sur deux ans, mais qu’en est-il de la gestion de l’Eau en Martinique pour ne plus se trouver dans cette situation de façon durable ?

En effet ce qui est présenté aujourd’hui est une approche séquentielle du traitement de l’absence d’eau au robinet alors que la situation exige une prise en charge globale qui implique une simultanéité d’action dans ce dossier. Nous avons noté que les décisions prises ne pourront trouver leur concrétisation qu’avec le financement d’autres partenaires en effet : – Le Conseil Régional a dit mettre 30 millions sur 71 millions, – Il reste 41 millions à financer par les autres (Conseil Départemental, les autres Communautés d’agglomération, l’Etat…). Mais l’Etat a dit pouvoir accompagner à condition d’avoir une nouvelle gouvernance partagée.

Dans la situation actuelle, aujourd’hui, rien ne garantit la participation de l’Etat car certains élus veulent le financement de l’Etat et de l’Europe sans contrôle de l’utilisation (voir plainte du 30 janvier 2015). Il convient de rappeler que les élus n’ont jamais rien financé par eux-mêmes, ils décident en prenant les moyens financiers dans la poche des Contribuables (français et Européens), des Consommateurs à travers la TVA, des Clients qui paient la prestation quand elle est réalisée…avec une part destinée à la réfection des réseaux…et maintenant il est même question d’augmenter le prix de l’eau… Les élus qui ont échoué dans la mission de gestion de l’Eau prétendre décider mais avec le financement des autres.

En effet majoritairement, les Collectivités en question sont en situation de déficit de gestion, en redressement de gestion, donc en incapacité de contribuer. En réalité « Celui qui est en redressement ne peux rien redresser ailleurs». Alors, qu’en est-il de la Nouvelle Gouvernance Mixte Unique Partagée ?

Tout le monde reconnait que priver la population d’eau est un crime contre les citoyens. Le crime de l’eau est avéré avec des conséquences qui justifient des actions en justice, en effet l’absence d’Eau au robinet rend impossible les activités de la vie courante et peut être assimilé a du harcèlement : – Le salarié ne peut pas se rendre à son travail parce qu’il n’a pas pu se laver du fait de l’autre, avec un sentiment d’être sale et abandonné, – L’élève ne peut pas se rendre à l’école parce qu’il n’a pas pu se laver du fait de l’autre, – Les malades isolés chez eux ne peuvent pas recevoir les soins de base, être lavés, le logement nettoyé, quand on sait les situations difficiles de dépendance de certains ne pouvant même pas aller sur le WC…avec toutes les conséquences d’hygiène…et sanitaire…

Le sentiment d’abandon de cette population peut entrainer chez certain le Burn Out. Les élus ont abandonné les clients qui reçoivent des surfacturations répétées pour une prestation non fournie avec des saisis de compte et interpellation d’huissier.

C’est une forme de harcèlement pouvant provoquer le Burn Out et qui pourrait mettre en cause la responsabilité des élus concernés. Il faut sortir de l’insolence Politique des élus concernés sous le voile d’impunité Politique. Le non-respect des obligations des élus en charge de la gestion de l’eau a fait l’objet de plusieurs plaintes déposées au tribunal :

1 – Plaintes déposées devant le Procureur de la République près du TGI de Pointe à Pitre :

– le 30 janvier 2015 par « Union régionale des consommateurs » et « Association SOS environnement » contre les différents acteurs de la gestion de l’eau.

– le 19 janvier 2017 par le « Comité de défense des usagers de l’eau de la Martinique » contre les 32 Maires de la Martinique.

2 – Plainte déposée devant le Procureur de la République près du TGI de Basse Terre :

– le 04 septembre 2017 par le « Comité de défense des usagers de l’eau de la Martinique » contre la CAGSBT.

Face à l’immensité du scandale de l’Eau en Martinique, nous appelons en responsabilité l’ETAT afin de prendre les mesures qui s’appliquent à la non continuité du « service public de l’eau » du fait des élus et ainsi fasse cesser ce désordre de mauvaise gestion de l’Eau par l’émergence d’une Nouvelle Gouvernance Mixte Unique Partagée.