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Le Tafia est le nom donné au rhum par les esclaves. Il était obtenu, à l’époque, par la distillation des déchets provenant la fabrication du sucre 

Si l’on remonte un peu plus loin de l’histoire du Rhum, on découvre que le premier nom cité dans les ouvrages est celui du missionnaire dominicain Jean Baptiste Labat, plus connu sous le nom de père Labat.

A son arrivée sur l’ile de la Martinique en 1694, le père Labat tombe gravement malade. Pour soulager ses souffrances, il utilisait une décoction composé d’un alcool fort. Dans ces écrits, le Père Labat fait référence au guildive, cette “eau de vie” extraite des cannes à sucre.

Les esclaves l’a surnomme Tafia, elle a la particularité d’avoir un gout amer et une odeur assez désagréable proche du vinaigre

La base du Tafia était obtenu par la fermentation de gros sucres, des écumes et des mélasses de la canne à sucre, les différents déchets issus de la fabrication du sucre. Le liquide fermenté, était ensuite traité dans l’alambic, jusqu’à obtenir un breuvage aussi limpide que de l’eau. A l’époque les équipements sont assez rudimentaires et ne permettaient de produire un Rhum de très bonne qualité