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Hier matin (11 juillet), la Maison de la culture du Lorrain a accueilli la troisième réunion d’informations et de témoignages organisée par le collectif de défense des ouvriers empoisonnés par les pesticides : « Doubout pou réparasyon ».

Aucun travailleur de la banane n’a pu venir témoigner, à cause, sans doute, d’une crainte encore latente, mais surtout par pudeur, compte tenu de l’état de dégradation de la santé de certains d’entre eux, comme l’a expliqué Jean Abaul, membre du collectif. Le militant a avoué cependant qu’il avait beaucoup plus de mal à convaincre les gens du Nord de s’exprimer librement sur cette problématique, que ceux du Centre.

De précieuses informations

Aujourd’hui, ce sont les proches de travailleurs ayant utilisé la chlordécone durant plusieurs années qui se sont courageusement exprimés : une veuve, une cousine et une épouse… Certains intervenants comme le docteur Macni du Lorrain, l’avocate à la retraite Claudette Duhamel, ou encore le représentant de l’UGTM Serge Aribo ont apporté de précieuses informations à l’assistance au niveau juridique, environnemental et de la santé.
Plus d’une centaine de personnes avaient répondu à cette invitation. On a pu apercevoir dans l’assistance plusieurs militants de la mouvance dite « Rouge, Vert, Noir », des avocats (Emmanuel Germany, Dominique Monotuka), ainsi que des élus ou leurs représentants (Justin Pamphile, maire du Lorrain ; Marcelin Nadeau, maire du Prêcheur ; Christian Rapha, maire de Saint-Pierre ; Jean-Philipe Nilor, député du Sud…).
Après le Lamentin, le Robert et le Lorrain, la prochaine réunion d’information se tiendra dans une commune du Sud ont annoncé les membres du collectif.

Plus d’une centaine de personnes avaient répondu à cette invitation. –