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A quelques jours d’une audience décisive pour l’avenir de 240 pères et mères de famille, du seul quotidien des Antilles-Guyane et de l’ensemble du groupe France-Antilles, les salariés se sont mobilisés ce lundi matin, tous habillés en noir, devant le siège du journal, à Fort-de-France.

C’est ce jeudi 5 décembre que le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France doit se prononcer sur l’avenir de France-Antilles. 240 salariés en Martinique, Guadeloupe et en Guyane sont très inquiets quant à la survie du journal et de l’ensemble de ses supports (Créola, Nostalgie, Choubouloute, 97.2, Le Mag…).
Ce matin, les salariés de Martinique, tous habillés en noir, se sont réunis devant le siège du journal, place François Mitterrand à Fort-de-France.
 

La date maximale de dépôt d’amélioration des offres de reprise est fixée à ce lundi soir (2 décembre), à minuit. En l’état, aucun des deux candidats à la reprise globale de l’ensemble des sociétés et des activités n’a présenté d’offre acceptable par le tribunal.

Deux offres « pas acceptables » en l’état par le tribunal

Le projet porté par AJR PArticipations, prévoit, en Martinique, la parution d’une édition tri-hebdomadaire imprimée en Guadeloupe, avec le licenciement de 126 salariés en Martinique, Guadeloupe et Guyane. Le financement du projet, évalué à 9 millions d’euros, n’est toujours pas bouclé, à quelques jours d’une audience décisive.
Quant au second repreneur en lice, Octopus Network (Bruno Blandin, Mario Moradel et Jean-Yves Frixon), il n’a toujours pas amélioré son offre initiale, portant sur la reprise de seulement 31 salariés sur les trois territoires. Il a d’ailleurs mis une clause suspensive à son offre de reprise qui, en l’état, n’est pas levée.