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Le 14 juillet dernier, jour de la fête nationale, l’ensemble du gouvernement est réuni dans la tribune officielle située au bas de l’avenue des Champs-Elysées afin d’assister au traditionnel défilé militaire, mais également à l’impressionnante démonstration de Franky Zapata.

Ce jour-là, Sibeth Ndiaye porte un t-shirt accompagné d’un gilet bleu électrique et d’un pantalon imprimé. Une tenue décontractée, marque de fabrique de la porte-parole du gouvernement, qui a fait polémique chez ses détracteurs. Parmi eux, la député européenne Nadine Morano qui, quelques jours plus tard, en pleine affaire Rugy, se fend d’un tweet extrêmement critiqué à l’encontre de cette dernière. 

“Outrée mais habituée à entendre ses inepties débitées souvent en tenue de cirque… Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité Française il y a 3 ans…”, avait, entre autres critiques, écrit l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy.

Propos “racistes de toute évidence”

Interrogée quelques semaines plus tard par BFMTV, Nadine Morano assume ses propos.

“Evidemment je suis exaspérée, outrée mais habituée à l’entendre sortir des inepties, souvent en tenue de cirque parce que c’est vrai qu’on peut pas dire que malgré le fait qu’elle soit au gouvernement elle décide d’approprier sa tenue au regard de sa fonction. Par ailleurs, ce qui me choque d’autant plus chez elle c’est qu’elle vient d’une famille des hauts sommets du pouvoir au Sénégal”, détaille-t-elle sur antenne. 

Peu après la publication du tweet, de nombreuses personnalités avaient critiqué ses paroles et Sibeth Ndiaye, les avait elle-même jugées “racistes de toute évidence” .

“Race blanche”

De son côté, Nadine Morano fait valoir sa liberté d’expression. “J’ai le droit de dire ce que je veux dire. C’est encore une fois la liberté d’expression qui fait la grandeur de la France. Je pense que c’est ma mission, sinon il faut que je fasse autre chose”, souligne-t-elle.

Pourtant, ce franc-parler dont elle se revendique l’a desservie à de nombreuses reprises. En 2015, elle avait créé la polémique en employant le terme “race blanche”. Elle avait alors été désavouée par son propre parti, Les Républicains, et avait perdu son investiture aux élections régionales

“Vos propres ennemis vous les avez à l’intérieur de votre famille politique. De l’autre côté, vous avez vos adversaires mais à l’intérieur vous avez quand même quelques bons ennemis. Et en fait on s’en sert d’instruments pour vous faire la peau”, se remémore-t-elle. 

Dans une droite en pleine décrépitude depuis l’affaire Fillon, les mauvais résultats aux européennes et la démission de Laurent Wauquiez, la parole de Nadine Morano a toutefois encore un poids conséquent pour les électeurs LR.