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L e jeune homme qui a reconnu avoir tué une  auto-stoppeuse de 22 ans a été déféré ce matin devant un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Nîmes.

Le procureur de la République a ouvert une information judiciaire pour assassinat. Les éléments du dossier permettent aux magistrats de penser que le Drômois de 22 ans a prémédité son geste avant de porter une dizaine de coups de couteau à  une trentenaire, également originaire de la Drôme. Elle aurait notamment été poignardée au niveau du cou, du torse, des mains et sur la partie gauche du corps, a-t-on appris vendredi lors d’une conférence de presse organisée par Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes.

La justice retient la préméditation

Ce samedi, les gendarmes de la compagnie de Vauvert ont donc conduit  le suspect devant le magistrat instructeur chargé de cette affaire. Après un long interrogatoire, le Drômois a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire à la prison du Pontet (Vaucluse). A ce stade de l’affaire, l’autorité judiciaire s’est montrée très discrète sur les circonstances précises de la mort de cette auto-stoppeuse. L’homme s’est rendu, jeudi  vers 17 heures, aux policiers de Montélimar à qui il a révélé avoir tué une femme. Il a aussi livré des informations sur le lieu où il avait abandonné le corps (deux jours plus tôt) dans la campagne de Sommières. Les militaires de Vauvert ont pris le relais des enquêteurs drômois et ont finalement découvert la dépouille de la malheureuse, particulièrement  dégradée. Le motif du passage à l’acte serait étonnant mais cohérent, a indiqué le procureur de la République.

Récit de la mort qualifié de glacial

Selon nos informations, le récit de la mort, possiblement programmée, serait qualifié de “glacial”, par une source proche du dossier. Ce  lundi, l’autopsie de la victime poignardée à mort, sera  réalisée à l’institut de médecine légale (IML) de Nîmes. Cet examen devrait permettre de confirmer  ou pas les déclarations du jeune homme qui a pris  en stop cette femme à Montélimar deux jours avant qu’il se constitue prisonnier. Les investigations  vont notamment porter sur le profil  psychiatrique de cet individu et sur son environnement.  L’enquête, à ce stade de l’affaire, ne permet pas de dire si  d’autres soupçons peuvent peser sur lui.