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Le premier ministre se rend ce vendredi au siège de la Direction générale de la sécurité intérieur (DGSI) afin de présenter les 32 mesures d’un nouveau plan d’action contre le terrorisme.

Après le plan anti-radicalisation présenté en février dernier, le premier ministre Édouard Philippe dévoile ce vendredi un nouveau plan de lutte antiterroriste dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il sera accompagné du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et de la ministre aux Armées Florence Parly.

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Ce plan d’une trentaine de mesures doit venir compléter le dispositif de prévention de la radicalisation présenté le 23 février à Lille. Centré sur les prisons, ce plan balayait un large spectre avec notamment des mesures ciblant l’éducation, les services publics et Internet.

450 radicalisés doivent sortir de prison d’ici fin 2019

Le nouveau plan antiterroriste de Matignon se déploiera sur fond d’évolution de la menace terroriste, devenue endogène, et d’inquiétudes autour des «sortants», les détenus condamnés pour des faits de terrorisme ou radicalisés en prison et qui doivent sortir de détention. Une source élyséenne avait estimé en mai que d’ici fin 2019, 10% des condamnés pour terrorisme et un petit tiers des détenus de droit commun radicalisés sortiraient de détention, soit environ 450 personnes.

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Ce nouveau plan antiterroriste constitue le troisième exercice du genre, après le plan de lutte antiterroriste (PLAT) du 29 avril 2014 et le plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme (PART) du 9 mai 2016, sous le quinquennat Hollande. Depuis son arrivée au pouvoir il y a un peu plus d’un an, le nouvel exécutif a à son tour renforcé l’arsenal antiterroriste, avec notamment la loi controversée renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT) promulguée à l’automne 2017.

Une cellule de profilage des terroristes

Parmi la trentaine de mesures annoncées par Édouard Philippe, Le Parisien révèle la création d’une cellule de profilage des terroristes. Selon le quotidien, c’est la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) qui devra mettre en place ce nouveau dispositif. Le but de cette cellule sera de faciliter l’identification des facteurs de passage à l’acte. Grâce à un travail sur les caractéristiques communes aux auteurs d’attentats ou sur leur potentielle dangerosité, la DCPJ pourra ainsi mieux comprendre les processus de basculement vers le terrorisme.