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Emmanuel Macron dévoile, jeudi, son ambition pour l’intelligence artificielle, un domaine déjà exploité dans de nombreux secteurs en France.

Emmanuel Macron veut faire de la France un champion de l’intelligence artificielle, la capacité des machines à analyser un maximum de données en vue de prendre toutes seules des décisions. Au lendemain de la remise du rapport Villani sur le sujet et d’un dîner privé à l’Élysée avec les acteurs du secteur, le président de la République dévoile, jeudi 29 mars, son ambition pour l’intelligence artificielle.

Ces technologies sont appelées à avoir un impact profond sur l’économie et la société dans le futur proche et la France ne veut pas rater le tournant. 

La France ne compte pas rater le train de l’intelligence artificielle : un reportage d’Isabelle Raymond

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C’est dans son centre de recherche à Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, qu’Orange a mis au point son nouvel assistant domestique. Cette enceinte, issue d’un partenariat franco-allemand et fabriquée intégralement en Europe, sera commercialisée d’ici la fin de l’année par l’opérateur. 

“Vous pourrez lancer la musique, baisser les stores, commander un kit apéro sans quitter votre canapé, juste à la parole, et vous allez pouvoir vous mettre dans l’ambiance de votre soirée,  annonce fièrement Luc Bretones, le directeur du technocentre. Donc, on parle d’ultra-personnalisation, on rentre dans ce monde-là. Et l’intelligence artificielle le permet.”  

La France ne veut pas voir passer, une fois de plus, le train technologique. Certes, les Américains et les Chinois se battent à coups de dizaines de milliards de dollars d’investissements, mais cela n’impressionne pas le directeur de l’innovation de Thalès. Face aux Facebook et autres géants du net américains – qu’on appelle les GAFA – l’entreprise française est persuadée d’avoir une carte à jouer. “Les GAFA sont très puissants avec des applications très ciblées : amélioration de l’achat, le profilage, les réseaux sociaux, reconnaît Marko Erman. Mais, les applications dont on a besoin dans les domaines de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité n’exploitent pas les mêmes données et n’ont pas les mêmes contraintes en termes de sécurité.”

Les approches des GAFA nous inspirent beaucoup, mais nous sommes obligés de développer nos propres solutions. Dans le monde professionnel, je pense que Thalès est vraiment en pointe.Marko Erman, directeur de l’innovation chez Thalèsà franceinfo

Le groupe utilise de l’intelligence artificielle notamment dans ses systèmes de cybersécurité pour identifier, par exemple, un comportement dangereux dans le métro.

Même optimisme dans le domaine de la santé, notamment dans le domaine de la radiologie, la spécialité de Loïc Duron. Cet interne prépare une thèse sur l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie médicale. “Il y a de nouveaux systèmes qui vont paraître, basés sur des réseaux de neurones, indique-t-il. Ils vont nous permettre d’avoir des prédictions bien meilleures et éventuellement de diminuer le taux d’erreur, ce qui n’est pas négligeable parce qu’un ordinateur ne se fatigue pas.

C’est quelque chose qui va modifier complètement le métier et qui va aider à améliorer les diagnostics et les pronostics en imagerie médicale.Loïc Duron, interne en radiologieà franceinfo

Dans ce domaine, pour être performant, il faut avoir une base de données médicales considérable. Ça tombe bien : entre l’Assurance-maladie et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la France dispose de l’une des plus importantes bases de données au monde.

Source: GOOGLE News